Principe :

Si les antibiotiques possèdent, par définition, des vertus antibactériennes, leur efficacité est nulle sur la flore bactérienne résidant dans les canalisations. Un traitement antibiotique ne peut donc pas remplacer, même temporairement un véritable procédé de traitement de l’eau de boisson. Afin d’obtenir toutes les garanties en matière de potabilité bactériologique, nombre d’élevages ont dû mettre en place une décontamination de l’eau de boisson et doivent en contrôler régulièrement l’efficacité.

Description des techniques :

Les traitements à base de chlore et de peroxyde d’hydrogène constituent les principales techniques disponibles adaptées pour l’élevage de volailles pour améliorer la qualité bactériologique de l’eau.

La chloration, solution la plus économe, s’adapte à la majorité des élevages de volailles. Elle nécessite de contrôler régulièrement les teneurs en chlore libre en bout de ligne d’abreuvement (norme de 0,2 ppm minimum) à l’aide de colorimétrique (Kits TMB Triméthylbenzidine ou < DPD Diéthylphenylène diamine). Le dioxyde de chlore peut également être utilisé. Il permet l'utilisation de dose plus faibles et est particulièrement recommandé pour les eaux présentant des charges organiques élevées.

Le peroxyde d’hydrogène est pour sa part adapté aux eaux dures, au à pH élevé ou aux eaux ferrugineuses. Il est en revanche plus onéreux que la chloration et sa présence à des teneurs minimales de 30 ppm en bout de ligne nécessite d’être régulièrement contrôlée (test de type bandelette colorimétriques).

Influence des principales solutions de traitement de l’eau sur la stabilité des médicaments :

Le pouvoir oxydant des molécules utilisées dans les traitements d’eau n’est pas sans effet sur certains principes actifs antibiotiques, notamment les plus fragiles. Il a ainsi été démontré que le peroxyde d’hydrogène est capable de détruire 50% de la quantité d’amoxicilline disposée dans un bac de traitement en l’espace de seulement 6 heures, et plus de 90% en 24 heures. Le chlore est également régulièrement soupçonné d’altérer certaines molécules antibiotiques, mais il existe très peu de donnée fiable dans ce domaine.

Cas des systèmes d’acidification :

L’acidification a pour but d’apporter un confort digestif aux animaux et d’améliorer la tenue de la litière. Elle se pratique à l’aide d’acides faibles organiques (formique, propionique, lactique, butyrique, acétique) ou d’acides minéraux (chlorhydrique ou sulfurique).

Recommandations :

En présence d’un système de chloration, il est préférable d’ajouter dans le bac contenant la solution médicamenteuse du thiosulfate de sodium qui neutralisera le chlore à raison de 16g pour 1000 litres d’eau. Pour les systèmes à base de peroxyde d’hydrogène, il convient d’arrêter le système de traitement pendant l’antibiothérapie. L’acidification diminue la solubilité des traitements à base de sulfamides. Pendant ces traitements médicamenteux il est préférable de suspendre l’acidification. A l’inverse, l’acidification améliore la solubilisation des médicaments de la famille des tétracyclines.

Les médicaments à base d’amoxicilline, d’ampicilline et de sulfadiméthoxine qui sont des substances acides précipitent s’ils sont incorporés à une eau de boisson acide. Il convient de rehausser le pH de l’eau avec du bicarbonate de soude ou à l’aide d’un solubilisant basique tel que le propylène glycol.
Les spécialités à base d’oxytétracyclines et de triméthoprime qui sont des bases précipitent dans l’eau basique. Il est possible de diminuer le pH de l’eau en y incorporant de l’acide citrique ou en utilisant un solubilisant acidifiant.

  • En présence du chlore il faut ajouter 10min avant le mélange de vaccin 2,5g de lait en poudre ou 16mg/l de Thio sulfate de sodium.
  • Lors d’un pH alcalin, on peut ajouter du vinaigre à raison de 50ml /1000 l’eau.
  • Si l’eau est très saumâtre ou contient du fer, il vaut mieux vacciner avec une eau plus compatible.
  • La quantité d’eau nécessaire : 20% de la consommation d’eau journalière à distribuer pendant 2h

Il faut assoiffer les animaux 2h avant en hiver et 1h en été.

2- Vaccination par la Nébulisation

  • Excellente technique mais exigeante en terme de qualité du matériel, et de la technicité du manipulateur.
  • Il faut vérifier le bon fonctionnement du matériel, manomètre, buses, taille et régularité des gouttelettes et volume d’eau. Sinon risque de complication respiratoire.

3- Vaccination par Injection (vaccin inactivé)

  • Respecter les règles d’hygiène.
  • Bien conserver le vaccin.
  • Amener le vaccin à température ambiante.
  • Penser à changer l’aiguille toutes les 1000 injections ou au moins au changement du parc.
  • Penser au repos du manipulateur.