Vecteurs actifs :

De très petite taille et extrêmement fragiles dans le milieu extérieur, la contamination par les mycoplasmes se fait principalement par l’intermédiaire de vecteurs actifs. Le principal mode de transmission des mycoplasmes est lié au contact entre des oiseaux infectés et des oiseaux sains Les hôtes potentiels connus de Mycoplasma gallisepticum sont : poulet, dinde, faisan, perdrix, caille, pintade… mais également les canards, oies, pigeons, oiseaux d’ornement.

Deux points de biosécurité sont donc à mettre en œuvre pour éviter les contaminations d’un lot :

  • Eviter les sites multi-espèces (basse-cour ou autre élevage d’espèces susceptibles, notamment en production plein air)
  • Eviter les sites multi-âges, où la diffusion sera facilitée lorsque sont élevés deux lots de la même espèce.

La transmission verticale est très importante économiquement. En effet, les lots de reproducteurs porteurs peuvent produire des œufs infectés, généralement en faible proportion (1 à 5%), mais durant toute la période de ponte. Selon le statut des reproducteurs au moment de l’entrée en ponte la contamination des œufs sera plus ou moins importante. Les animaux atteints pendant la ponte seront plus contaminants.

Vecteurs passifs :

Malgré la fragilité des mycoplasmes dans le milieu extérieur, leur diffusion est possible entre 2 bâtiments par l’intermédiaire des poussières ou du matériel contaminé.
Selon les auteurs, il est estimé aujourd’hui que la survie de Mycoplasma gallisepticum hors de l’hôte est d’environ :

  • 4 à 5 jours dans l’eau
  • 61 jours dans des conditions sèches à 4°C.
  • 10 à 14 jours dans des conditions sèches à 20°C.
  • 2 à 4 jours dans les plumes.
  • 2 à 4 jours dans des vêtements en coton

Des précautions drastiques sont à prendre lors des entraides ou prêts de matériel entre les éleveurs, et spécialement au sein des bâtiments de multiplicateurs.

Gestion médicamenteuse d’un troupeau reproducteurs infecté :

Il est important de surveiller les lots de reproducteurs, par ARL ou ELISA. Le protocole éprouvé dans ce cas est de réaliser un test 4 semaines avant l’entrée en ponte puis toutes les 12 semaines. S’il y a positivité, il faut rapidement confirmer le résultat par une contre analyse. Sur un site multi âge, le risque de diffusion horizontale est très important.

Il est parfois impossible de réformer un troupeau de reproducteurs. Le recours à l’antibiothérapie permet d’obtenir une réduction significative des signes cliniques et l’atténuation de la chute de ponte, liée à M. gallisepticum. II n’est quasiment pas possible d’éradiquer les mycoplasmes qui contaminent un lot. La stratégie consiste à stopper la mortalité souvent due à des germes opportunistes puis à stabiliser l’évolution clinique à l’aide de molécules actives sur les mycoplasmes. Dans ces conditions on peut obtenir une réduction acceptable de la transmission verticale.

Les principales familles de molécules utilisables sont :
– Tetracyclines : Oxy-, Chlor, Doxycycline.
– Macrolides : Erythromycine, Tylosine, Spiramycine, Tilmicosine.
– Pleuromutilines : Tiamuline.
– Fluoroquinolones : Enrofloxacine, Donafloxacine.