La vaccination contre les mycoplasmes est réalisée à l’aide de vaccins bactériens inactivés et vivants. En poulet, la bonne efficacité des vaccins vivants permet de contrôler l’infection dans les pays utilisateurs.
Souches de vaccins vivants :
Trois souches sont disponibles et assurent une protection contre M. gallisepticunm uniquement :
- F-strain : Il s’agit de la souche la plus utilisée. Elle est peu virulente en poulet mais dangereuse pour les dindes et offre une meilleure protection que les autres souches vivantes. Elle est donc particulièrement destinée à la protection des poulettes avant l’entrée en ponte et à la réduction de la transmission verticale. Sa mise en œuvre est recommandée en application intra oculaire. La pulvérisation est possible Avantages : La virulence résiduelle de la souche permet une protection par diffusion au sein du lot et une colonisation du milieu par les souches vaccinales Inconvénients : Forte pathogénicité de la souche vis-à-vis des dindes.
- Souche 6/85 : Cette souche est beaucoup moins pathogène et diffusible que la souche F-strain envers les poulets et les dindes. Elle offre une protection significative contre le développement des formes respiratoires, et contre les chutes de ponte liées à la mycoplasmose. L’administration est recommandée par voie oculo-nasale (spray fin).
Ces 3 souches vaccinales confèrent une bonne protection en cas de challenge par Mycoplasma gallisepticum. Les souches 6/85 et TS11 diffusent peu d’un individu à l’autre et font peu courir de risque vis-à-vis du voisinage. Une seule dose est suffisante en général et les poulettes sont protégées à vie.
Précaution : il ne faut pas administrer d’antibiotiques pendant 5 jours avant et 5 jours après la vaccination avec un vaccin vivant.
Vaccins inactivés :
Il s’agit d’une suspension huileuse de mycoplasmes. Le protocole prévoit une double administration avant le développement de la grappe ovarienne. Lorsque le schéma vaccinal est accompli avant l’infection naturelle, la protection contre la transmission verticale de M. gallisepticum est effective. Il n’est cependant pas possible de garantir l’absence stricte de cette transmission. De plus, ce type de vaccin est réputé apporter moins d’immunité croisée vis-à-vis des autres mycoplasmes que les vaccins vivants.
Protocole vaccinal :

Inconvénients de la vaccination :
Sur un troupeau vacciné, il n’est plus possible de réaliser des tests sérologiques car la présence d’anticorps vaccinaux positive le résultat. Seules les méthodes PCR permettront une détection rapide d’une contamination extérieure. Par ailleurs, après une vaccination, une infection par une souche sauvage de gallisepticum peut s’implanter, persister à bas bruit et se transmettre aux issues. Si l’ensemble des reproducteurs est vacciné, il sera difficile d’identifier le lot contaminé.
En conclusion, la vaccination ne peut empêcher à 100% la contamination et son utilisation massive masque d’éventuels passages de mycoplasmes sauvages. Il arrive parfois qu’une baisse de la protection apparaisse en fin de période de ponte. Tout cela entraine une diffusion des mycoplasmes par voie verticale. Enfin, un troupeau préalablement infecté par M. gallisepticum peut être l’objet de réaction vaccinale suite à une vaccination.
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